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Extrait
du livre " Coudoux - le temps retrouvé
" ed. EQUINOXE - 2000.
PRE-HISTOIRE DE COUDOUX
Commune depuis 50 ans, Coudoux est un site très
ancien
Les sites du Malvallat, de St Michel, le Chemin
du Poissonnier, nous font pressentir loccupation
de Coudoux, dés la plus haute Antiquité,
successivement par les Ligures, les Grecs, les Salyens,
les Romains. Cest ce que nous ont révélé
les découvertes faites à différentes
époques.
Découverte des Cippes du Malvallat
(extrait de la revue archéologique de la
Narbonnaise)
« Le Malvallat sert de déversoir
occasionnel au Canal de Marseille. En 1971, une
opération durgence a exigé
un déversement massif et brutal, lequel
a profondément affouillé le lit
du Malvallat. Après décrue, il est
apparu des pierres dont une au moins portait
des caractères grecs ».
Linformation monte jusquà Paris
et intéresse fort un professeur qui prend
rendez vous sur le site
Ils se rendent sur
les lieux et les pierres ont disparu ! Ils repartent
bredouilles !
« Cest une rare découverte
de tombes protohistoriques à la façon
des grecs et des romains » écrit
M. Bats à ce sujet dans le catalogue de
lexposition « Voyage en Massalie ».
Un chemin Saunier
Au sud de la commune, le Chemin des Pauvres Filles
et le Chemin du Poissonnier suivent en gros litinéraire
emprunté par les Salliens qui faisaient
le commerce du sel entre la région des
étangs de Berre et de Vaine et lintérieur
du pays vers Coudoux via Eguilles, St Cannat
Le site de Saint Michel
Ricart et Arnaud dAgnel dans « les
Antiquités de la basse vallée de
lArc » signalent la présence
de vestiges se rapportant à loccupation
romaine « dabondants vestiges antiques
jonchent, sur un hectare environ, le sol dun
verger doliviers. Nous y avons rencontré
des pierres taillées, un assez gros fragment
de vase en verre épais, tessons de poterie
campanienne, samienne sans dessins, quant à
lautel que lon suppose à Apollon
et à la longue épitaphe de basse
époque mentionnés par Peiresc, ils
ne sy trouvent plus. »
Le site de Vautubière
Lhistoire de Coudoux est intimement lié
à lhistoire de lamandier, de
la vigne et de lolivier. Des restes dhuileries,
de dépendances agricoles, retrouvées
dans les fouilles archéologiques à
Vautubière, datent du 1er siècle
après J.C..
LE MOYEN AGE
Le moyen âge apparaît comme une période
de régression, le Castellas de La Fare,
le Castrum de Velaux, le Château de Ventabren
témoignent du besoin de nos ancêtres
de se protéger durant ces époques
incertaines.
Aux terreurs de lapproche de la fin du monde,
annoncée pour lan 1000 et aux ravages
incessants des Sarrasins, succéda une période
de calme très favorable.
LES ORIGINES DU VILLAGE
Naissance dune communauté autour
de terres agricoles
Coudoux est un village très récent.
Daprès une tradition solidement établie,
le hameau du Petit Coudoux a été
fondé au XVI° siècle.
« Deux frères Jauffret vinrent du
quartier des Cauvet à Ventabren pour se
rapprocher de leurs champs. Lun deux
construit la première maison qui serait
appelée « maison de Marc Antoine
au Petit Coudoux ». Elle portait le millésime
1535 dans un morceau de plâtre longtemps
conservé par la famille Jauffret.
La naissance des hameaux du Grand et Petit Coudoux
au XVI° siècle est due uniquement à
un déplacement des habitants de Ventabren.
Ce qui prouve que le pays sest augmenté
uniquement par les habitants de Ventabren, cest
que les noms de familles installées à
Coudoux sont exactement les mêmes dans les
deux pays.
A cette époque, divers habitants de Ventabren
possédant des terres au quartier de Coudoux
assez éloignées du siège
de la commune, voulurent résider plus prés
de leur emploi et formèrent deux agglomérations
principales dénommées Petit et Grand
Coudoux.
Ces deux hameaux bâtis sur le chemin venant
de Ventabren et se dirigeant vers La Fare étaient
éloignés lun de lautre
dune distance de moins de 800 mètres.
Leurs habitants ne cessaient dentretenir
des relations suivies avec Ventabren notamment
au point de vue du service religieux, de létat
civil et des sépultures. Il existe encore
un chemin qui porte le nom de « Chemin des
Morts » sur la commune de Coudoux et sur
la commune de Ventabren.
Léloignement du siège de la
commune, le mauvais état des voies rurales,
labsence de pont sur le torrent du Malvallat,
rendait, surtout en hiver, les communications
difficiles et cest avec raison que les «
coudouciens » se plaignaient de ne pouvoir
assister aux cérémonies religieuses
et de faire la pénible ascension du village
distant dune lieue et demie pour les baptêmes,
les mariages et les enterrements. Cest la
nécessité des pratiques religieuses,
si importantes en ces temps-là dans la
vie des gens, qui fit apparaître déjà
à cette époque chez « les
coudouciens » un besoin dindépendance
vis à vis de Ventabren.
Dés 1709, les démarches et les difficultés
rencontrées pour construire léglise
lièrent les Coudouciens entre eux, leur
firent prendre conscience de leur identité
et leur révélèrent la nécessité
de prendre leur indépendance et en eux
naquit un besoin de liberté.
Ils prirent conscience de leur appartenance à
la communauté de Coudoux. A cette époque
on peut dire que les habitants de Coudoux ne veulent
plus être les parents pauvres de la métropole.
Ils demandent à bénéficier
des mêmes droits que les habitants du siège
de la commune : « puisque les habitants
de Coudoux participent aux aménagements
de Ventabren, il faut que les habitants de Ventabren
participent aux aménagements de Coudoux
». Pendant deux siècles, les habitants
de Coudoux durent lutter, jusquen 1950,
pour obtenir leur indépendance.
« texte emprunté à M. et Mme
BERTIN et Mme ROUARD».
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